C’était aussi l’occasion rêvée pour le maire de Paris de faire une mise au point, sous couvert de confidences, sur son absence remarquée en début de campagne. « J’avais prévu depuis longtemps, comme chaque année, de passer quelques jours chez moi, à Bizerte, en Tunisie. Ce qui a été différent des autres années, c’est qu’on m’a fait travailler dix heures par jour », lance le maire de Paris, visiblement de bonne humeur.
Il a été approché pour être membre du gouvernement
Et de rappeler qu’il a constitué une nouvelle équipe après la fuite des cerveaux au gouvernement et mené des discussions politiques. « Des ministres m’ont appelé en Tunisie pour me demander des conseils que j’ai donnés bien volontiers, car je suis un bon garçon, un boy-scout », se plaît-il à souligner. Et de tordre le cou à toutes les rumeurs qui ont couru après son départ : « J’ai eu trois discussions avec François (NDLR : Hollande). On a évoqué plusieurs hypothèses. Je n’ai rien demandé. Et je n’ai rien refusé. Mais François a conclu : C’est à la mairie de Paris que tu es le plus utile et je l’ai approuvé. Tout le reste n’est que pure invention. Ceux qui m’ont vu le 16 mai savent qu’il n’y a pas de déception ni de bouderie. »
Bertrand Delanoë a admis que l’hypothèse de son entrée au gouvernement, en particulier à la Justice, a bien été avancée. Mais il s’est montré plus évasif sur la Culture, qui lui aurait été proposée également. Outre ces confidences, Bertrand Delanoë a également précisé qu’il irait soutenir tous les candidats… Son séjour en Tunisie l’a visiblement requinqué car, avant son départ, il n’était question que d’aller soutenir les candidats qui avaient vraiment besoin de lui.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire