«Nous voterons contre la prime qui a été accordée à l'ancien dirigeant d'Air France et qui a mis la société dans cette grave difficulté, cela s'appelle la décence salariale», a déclaré mercredi le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, à l'issue du Conseil des ministres. Ce dirigeant a mis la société en «difficulté» et «cela s'appelle la décence salariale», a-t-il expliqué.
L'Unsa approuve la position du gouvernement
«On a accueilli (cette décision, ndlr) avec satisfaction, et on était intervenu en ce sens, pour faire en sorte que l'Etat, qui est un des actionnaires principaux d'Air France (...), s'oppose à cette mesure effectivement scandaleuse», a réagi Luc Bérille, le secrétaire général de l'Unsa (Union nationale des syndicats autonomes) à sa sa sortie d'un entretien d'une heure à Matignon. Comme pour les autres partenaires sociaux mercredi, la réception de l'Unsa à Matignon, en présence des ministres Michel Sapin (Travail) et Marylise Lebranchu (Fonction publique), faisait office de prise de contact officielle.
Cette prime, dont Pierre-Henri Gourgeon a bénéficié en octobre en contrepartie d'un engagement de non-concurrence pendant trois ans consécutive à son brutal débarquement du groupe franco-néerlandais, fait partie d'une indemnité de départ d'un montant total de 1,4 million d'euros. Elle a été accordée dans le cadre d'une convention, liant Pierre-Henri Gourgeon, 66 ans, au groupe, mais doit soumise aux actionnaires. Elle doit être ratifiée jeudi lors de l'Assemblée générale.
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